Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

jeudi 16 février 2017

D’autres projets de publication pour des diplômés en bd de l’ÉMI

Suite à mon dernier billet sur ce blogue, j’apprenais que Jean-Philippe Perreault (2009) travaillait sur un album qui paraîtra au printemps 2018 chez l’éditeur Michel Quentin. Ce sera un album en couleurs.

Nous y suivrons les débuts de La Rose du ciel, une héroïne qui a déjà été présente dans les pages du Front froid numéro 7 ainsi que dans celles de Planches, numéros 2, 4 et 8.

Selon Jean-Philippe, le récit se déroule à la fin des années 1940 et raconte l’histoire de Maria Richard, une jeune Canadienne-française et super-héroïne munie d’un jetpack. Voulant devenir pilote, elle se retrouvera catapultée dans une grande aventure pour contrer les plans d’une baronne nazie.

À lire au printemps 2018.

De son côté Yves Bourgelas (2007) n’est pas du genre à se laisser abattre. Son éditeur étant obligé de retarder la publication du deuxième tome de SuperCrash à cause de contraintes indépendantes de sa volonté, Yves a donc décidé de prendre les choses en main et de se tourner vers l’auto-édition.

Il va bientôt lancer une campagne de socio-financement sur Kickstarter.

Vous pourrez donc tous contribuer à la publication de cet album.

Je mettrai ici le lien de cette campagne lorsqu’elle démarrera.

Bonne chance à vous deux !

©Yves Bourgelas



©Jean-Philippe Perreault





mardi 14 février 2017

Bon début d'année pour des diplôméEs en bande dessinée de l'ÉMI.

Le dernier livre de Jean-Sébastien Bérubé (2004), Comment je ne suis pas devenu un moine, est déjà sorti en France chez Futuropolis et les premières critiques sont excellentes.
          

Lors du dernier Shawicon à Shawinigan, Julien Paré-Sorel (2009) a dévoilé le visuel des personnages de son adaptation en bande dessinée de la populaire série Dans une galaxie près de chez vous en compagnie du comédien Claude Legault. Le livre devrait être publié en 2018 par Perro éditeur.


Iris (2006), quant à elle, va entreprendre très prochainement une tournée au Japon. Cette dernière a été rendue possible grâce à la Délégation générale du Québec à Tokyo, le Ministère des relations internationales et de la francophonie, le CALQ et le réseau des Instituts Français du Japon. 


Les réseaux sociaux m’ont également appris dernièrement qu’Yves Bourgelas (2007) a terminé la réalisation du deuxième tome de SuperCrash. L’éditeur ayant connu quelques problèmes, la publication est retardée mais le livre devrait paraître dans les prochains mois. Et Stéphanie Leduc (2005) vient de terminer la couleur du troisième tome de Titi Krapouti.

Bonne année 2017 à tous les diplômés et diplômées.

©Jean-Sébastien Bérubé


©Julien Paré-Sorel


©Iris




vendredi 20 janvier 2017

Un frère X et un marin alcoolique

Un frère des Dupontd ?

On l’a vu, les Dupontd ont d’abord été baptisés X33 et X33 bis dans Les Cigares du pharaon. Or, ce code va être réutilisé par Hergé dans L’oreille cassée pour identifier cette fois…Tintin !

Dans la lettre que Mazaroff, le marchand d’armes (Bazaroff dans la version couleur), remet à Chicklett pour incriminer Tintin, ce dernier est appelé «X.37 Tintin».

Dans la version en couleurs le X.37 disparaît et la lettre est adressée à «Cher Monsieur Tintin». C’est dans la signature de cette lettre, illisible en noir et blanc, que se se retrouve le X puisqu'elle est maintenant signée d’un certain X14.




Un marin alcoolique

Une des scènes supprimées de L’Oreille cassée montre le marin qui a permis aux bandits d’identifier Tortillas sur le Ville de Lyon complètement saoul venant porter un message à Tintin. Ce marin alcoolique précède de quelques années l’apparition du Capitaine Haddock.




jeudi 19 janvier 2017

Le commandant Dupont.

Dans la version en noir et blanc de L'Oreille cassée, après le couple qui se dispute, nous apprenons que le commandant du bateau Ville de Lyon qui amène Tintin au San Théodoros se nomme Dupont.

Et, graphiquement, avec sa moustache, il est vrai qu'il a un petit air de famille avec les deux policiers absents de cet épisode.

Dans la version couleur, il sera rebaptisé Le Goffic.

mercredi 18 janvier 2017

Encore les Dupont (avant les Dupont)

Dans Le Lotus bleu, lorsque Tintin rencontre Les Dupont à Hou-Kou, il ne les nomme toujours pas. Il dit à Tchang : «Ma parole ! Ce sont mes amis les deux policiers.»

Mais entre leur apparition graphique dans Les Cigares du pharaon et leur dénomination dans Le Sceptre d'Ottokar, le nom Dupont apparait subrepticement dans L'Oreille cassée.

Le perroquet de Balthazar, revenu chez lui après s'être échappé de l'appartement de Tintin, fait un boucan et réveille la concierge qui s'écrie : «Ça y est !... Les Dupont se disputent encore une fois !...»

Dans la version couleur, ce couple sera rebaptisé «Les Dupuis».  C'est qu'entre la publication en noir et blanc dans Le Petit vingtième de L'oreille cassée (1935) et sa publication en album couleurs (1943), il y a eu celle du Sceptre d'Ottokar (1939) qui accole une fois pour toute le nom des Dupont aux deux policiers.






vendredi 13 janvier 2017

Notes de lecture sur Tintin

Dupont et Dupond

C’est dans Tintin reporter en Orient (qui deviendra Les cigares du Pharaon en album) qu’apparaissent les personnages des Dupont et Dupond.

Lorsqu’ils  font leur entrée dans les aventures de Tintin dans les pages du Petit vingtième, ils n’ont pas encore de nom (huitième planche, décembre 1932).  Il faut attendre leur quatrième apparition à la dix-huitième planche (février 1933) pour les entendre se nommer X33 et X33 bis.

Et ce n’est qu’à la vingt-septième planche du Sceptre d’Ottokar (novembre 1938), donc près de six ans plus tard, qu’ils recevront le nom sous lequel nous les connaissons aujourd’hui alors que Tintin les présente au professeur Halambique (à la seizième page de l’album en couleurs).

Mais en décembre 1932, lors de leur toute première apparition, alors qu’ils occupent à eux seuls les 2/3 d’une case, le dernier tiers pointe une flèche en leur direction avec ces mots : «Vers le pont».  Et le Dupont le plus près de la flèche et de l’inscription est bien celui qui se nommera DuponT. 

[J'aimerais bien mettre l'image correspondante, mais afin de m'éviter un procès, voici plutôt un lien vers un site de quelqu'un qui a numérisé toutes les pages du Petit Vingtième dans lesquelles apparaissent les aventures de Tintin.]


Hergé et la documentation

C’est un fait longuement étudié que c’est alors qu’il s’apprête à envoyer son héros en Extrême Orient qu’Hergé modifie sa façon d’écrire et qu’il se met plus sérieusement à se documenter afin d’éviter de véhiculer trop de  clichés sur les pays visités après la Russie, le Congo, l’Amérique et l’Orient (Égypte, Arabie et Inde). Sous l’influence de Tchang, alors étudiant chinois en Belgique, Le Lotus bleu marque donc une certaine rupture dans la série.

Dans la première version de l’album en noir et blanc, Hergé a symbolisé ce virage en montrant son propre héros en train de se documenter. Dans le train, Tintin lit un livre intitulé La Chine. Malheureusement, cette image sera supprimée dans la version en couleurs.