Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mardi 31 octobre 2017

La revue BD (1971-1973) débarque à l'UQO.

Après les Vincent, la Bédéthèque québécoise organise une exposition sur la revue BD (1971-1973). En plus des revues, nous exposerons différents artefacts, notamment des pv des réunions de 1973, des lettres de René Goscinny et Robert Lapalme et de la papeterie d'époque.

Le vernissage aura lieu mardi prochain le 7 novembre à 17h. Pierre Rambaud, le rédacteur-en-chef de la revue, sera présent ainsi que les auteurs de la revue Réal Godbout et Normand Binette. Nous attendons la confirmation pour André Philibert.

Ouvert à tous.

Bibliothèque de l'UQO, pavillon Lucien-Brault. 101 Saint-Jean-Bosco à Gatineau.




lundi 2 octobre 2017

Rappel : Odette et Rodolphe Vincent à l'ÉMI

Dans le cadre de mon cours Analyse critique de la bande dessinée, les étudiants et les étudiantes ont organisé une petite exposition à la bibliothèque autour du couple de dessinateurs québécois, Odette et Rodolphe Vincent.

Ces derniers ont publié plusieurs bandes dessinées dans les journaux durant les années 1940.

Plusieurs livres ont également été publiés durant cette décennie, notamment les trois tomes des aventures de Pluck, Jacqueline ou la fille du brouillard et Sergent Belle-Rose.

Demain (mardi le 03 octobre), Jean-François Vincent, le fils d’Odette et de Vincent sera parmi nous pour rencontrer les étudiants et nous parler de ses parents.

Cette rencontre est ouverte au grand public.

Cette exposition et cette conférence ont été organisées en collaboration avec la Bédéthèque québécoise de l'UQO. Un grand merci à Maryse et Emanuela de la bibliothèque.


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L’exposition Odette et Rodolphe Vincent a été réalisée par :

Désiré Badolo
Solène Daboval
Heidi Lafontaine
Anabel LeBlanc
Samuel Vallières









lundi 25 septembre 2017

Yves Lacroix (1939-2017), un pionnier de l’enseignement universitaire en bande dessinée au Québec s’est éteint.

J’ai rencontré Yves lors de ma première session en études littéraires à l’UQÀM à l’automne 1989. Il donnait un cours sur la bande dessinée. J’en avait déjà suivi au cégep André-Grasset durant lequel nous avions organisé un colloque sur le sujet, colloque qui m’a permis de rencontrer Jacques Samson qui allait devenir un ami. Le cours du cégep était très général et très intéressant. Mais le cours de Yves, donné avec passion et grande érudition, m’a ouvert les portes et, pour la première fois, j’entrevoyais avec optimisme la place de la bande dessinée à l’intérieur d’un cursus universitaire.

J’ai côtoyé Yves tout le long de mes études universitaires. À la maîtrise, j’ai rejoins son groupe de recherche qu’il animait avec Philippe Sohet. Le SKBLLLZ ! Le groupe se nommait Groupe pour l’étude des récits en images (GÉRI). Or Géri était le pseudonyme de Henri Gihon, l’auteur d’une bande dessinée publiée dans le journal Tintin à la fin des années 1960, une bande qui était titrée Skblllz
Jouant avec les acronymes, parfois lourds de certains groupes de recherche, Yves et Philippe avait surnommé le leur, par dérision, Skblllz.

J’ai donc eu la chance de faire mes études tout en passant à travers les œuvres, notamment, de Bourgeon, Montellier et Andreas. La lecture qu’en proposait Yves était d’une grande richesse et d’une grande originalité. Et, surtout, tout cela était fait avec une rigueur extrême.

À l’automne 1996, j’ai abandonné mes études doctorales. C’est Yves qui est venu me rechercher l’année suivante parce qu’il avait obtenu une subvention du CRSH pour le Skblllz. Sans son appel, je ne serais pas où je suis aujourd’hui.

Un des contrats qu’il m offert, en plus des corrections pour ses cours au bacc, aura été de transcrire ses longues entrevues avec le cinéaste Pierre Perreault. Parce que Yves ne s’intéressait pas qu’à la bande dessinée. Le livre n’a malheureusement pas vu le jour. Mais je le remercie pour la chance qu’il m’a donnée de passer autant de temps en compagnie de Perreault.

Yves n’était pas un spécialiste de la bande dessinée québécoise, mais il a accueilli avec enthousiasme mon projet de création d’un centre de documentation en bande dessinée québécoise à l’Uqam à la fin des années 1990. Ce Centre est devenu la Bédéthèque québécoise à la bibliothèque de l’Uqo. Et existe toujours.

Yves a été un des conseillers pour la mise sur pieds du programme en bande dessinée à l’Uqo.

J’ai toujours gardé contact avec lui après mon déménagement à Gatineau. Il était présent à l’ouverture officielle du programme et il a participé au colloque que j’ai organisé en 2000. Il est également venu nous rendre visite quelques années plus tard lorsqu’il a accompagné Chantal Montellier.

J’ai eu la chance de publier Yves dans l’ouvrage collectif que j’ai dirigé aux 400 coups en 2005, Regards sur la bande dessinée. Son texte, Pour une définition minimale du médium est, de loin, celui qui est le plus cité de ce livre.

Yves est également le co-auteur, avec Philippe Sohet, d’un excellent ouvrage sur l’auteur Andreas, L’ambition narrative chez XYZ.

Longueuil et Gatineau étant quelque peu éloignés, nos dernières rencontres se sont déroulées par la voie téléphonique. La dernière fois, c’était l’été dernier. Après la sortie de mon livre, Du Chiendent dans le Printemps, il m’avait appelé pour me féliciter et me remercier pour la dédicace que je lui avais faite. Nous avons parlé de bande dessinée, évidemment, de Schultz entre autres, mais il m’a également longuement entretenu de ses dernières promenades. Parce que Yves était un grand marcheur. On a raccroché en promettant de se revoir.

Cette rencontre n’aura pas lieu.

Dans mon message facebook annonçant son décès, j’ai parlé de lui comme d’un père. C’est vrai. L’UQÀM m’a donné plusieurs pères symboliques. Jacques Samson et André Carpentier en font partie. Mais comme Yves a également enseigné à Jacques et André, il serait peut-être plus juste de parler de grand-père symbolique. Même si j’ai le même âge que ses enfants.

J’en profite pour offrir mes condoléances et mes sympathies à toute sa famille ainsi qu’à la grande famille des études littéraires de l’UQÀM.

Yves ne sera pas oublié. D’après les messages que je vois passer sur les réseaux sociaux, son enseignement a planté énormément de germes chez beaucoup de ses anciens étudiants. Tout cela lui survivra.

Au revoir Yves. Et merci pour tout.


Yves Lacroix et Jacques Samson au lancement du programme en bande dessinée de l'UQO, 1999.



Brève apparition de Yves Lacroix (et Jacques Samson) en tant que personnage de bande dessinée. Jean-Christophe Menu, Livret de phamille, 1995.








lundi 21 août 2017

Rodolphe et Odette Vincent à l'ÉMI

Vendredi dernier, j’ai eu la chance de rencontrer Monsieur Jean-François Vincent, fils d’Odette Vincent-Fumet (1911-1995) et de Rodolphe Vincent (1905-1989).

Ce couple de dessinateurs québécois a illustré un très grand nombre de manuels scolaires et religieux entre les années 1930 et 1970.

Durant la Seconde Guerre mondiale, «ils se consacrèrent à produire des séries illustrées d’esprit français publiés dans les journaux, en compétition inégale avec les comics Américains, et à éditer des albums pour enfants.» (dixit Wikipédia).

Par la suite, ils abandonnèrent la bande dessinée pour se consacrer à l’illustration.

Monsieur Vincent a fait don de quelques livres de ses parents à la Bédéthèque québécoise. Qu'il en soit de nouveau remercié ici.


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Monsieur Vincent sera à l’ÉMI au début du mois d’octobre pour nous parler de ses parents et de l’importance du dessin. Les informations sur cette conférence suivront dans les prochaines semaines.