Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

vendredi 20 janvier 2017

Un frère X et un marin alcoolique

Un frère des Dupontd ?

On l’a vu, les Dupontd ont d’abord été baptisés X33 et X33 bis dans Les Cigares du pharaon. Or, ce code va être réutilisé par Hergé dans L’oreille cassée pour identifier cette fois…Tintin !

Dans la lettre que Mazaroff, le marchand d’armes (Bazaroff dans la version couleur), remet à Chicklett pour incriminer Tintin, ce dernier est appelé «X.37 Tintin».

Dans la version en couleurs le X.37 disparaît et la lettre est adressée à «Cher Monsieur Tintin». C’est dans la signature de cette lettre, illisible en noir et blanc, que se se retrouve le X puisqu'elle est maintenant signée d’un certain X14.




Un marin alcoolique

Une des scènes supprimées de L’Oreille cassée montre le marin qui a permis aux bandits d’identifier Tortillas sur le Ville de Lyon complètement saoul venant porter un message à Tintin. Ce marin alcoolique précède de quelques années l’apparition du Capitaine Haddock.




jeudi 19 janvier 2017

Le commandant Dupont.

Dans la version en noir et blanc de L'Oreille cassée, après le couple qui se dispute, nous apprenons que le commandant du bateau Ville de Lyon qui amène Tintin au San Théodoros se nomme Dupont.

Et, graphiquement, avec sa moustache, il est vrai qu'il a un petit air de famille avec les deux policiers absents de cet épisode.

Dans la version couleur, il sera rebaptisé Le Goffic.

mercredi 18 janvier 2017

Encore les Dupont (avant les Dupont)

Dans Le Lotus bleu, lorsque Tintin rencontre Les Dupont à Hou-Kou, il ne les nomme toujours pas. Il dit à Tchang : «Ma parole ! Ce sont mes amis les deux policiers.»

Mais entre leur apparition graphique dans Les Cigares du pharaon et leur dénomination dans Le Sceptre d'Ottokar, le nom Dupont apparait subrepticement dans L'Oreille cassée.

Le perroquet de Balthazar, revenu chez lui après s'être échappé de l'appartement de Tintin, fait un boucan et réveille la concierge qui s'écrie : «Ça y est !... Les Dupont se disputent encore une fois !...»

Dans la version couleur, ce couple sera rebaptisé «Les Dupuis».  C'est qu'entre la publication en noir et blanc dans Le Petit vingtième de L'oreille cassée (1935) et sa publication en album couleurs (1943), il y a eu celle du Sceptre d'Ottokar (1939) qui accole une fois pour toute le nom des Dupont aux deux policiers.






vendredi 13 janvier 2017

Notes de lecture sur Tintin

Dupont et Dupond

C’est dans Tintin reporter en Orient (qui deviendra Les cigares du Pharaon en album) qu’apparaissent les personnages des Dupont et Dupond.

Lorsqu’ils  font leur entrée dans les aventures de Tintin dans les pages du Petit vingtième, ils n’ont pas encore de nom (huitième planche, décembre 1932).  Il faut attendre leur quatrième apparition à la dix-huitième planche (février 1933) pour les entendre se nommer X33 et X33 bis.

Et ce n’est qu’à la vingt-septième planche du Sceptre d’Ottokar (novembre 1938), donc près de six ans plus tard, qu’ils recevront le nom sous lequel nous les connaissons aujourd’hui alors que Tintin les présente au professeur Halambique (à la seizième page de l’album en couleurs).

Mais en décembre 1932, lors de leur toute première apparition, alors qu’ils occupent à eux seuls les 2/3 d’une case, le dernier tiers pointe une flèche en leur direction avec ces mots : «Vers le pont».  Et le Dupont le plus près de la flèche et de l’inscription est bien celui qui se nommera DuponT. 

[J'aimerais bien mettre l'image correspondante, mais afin de m'éviter un procès, voici plutôt un lien vers un site de quelqu'un qui a numérisé toutes les pages du Petit Vingtième dans lesquelles apparaissent les aventures de Tintin.]


Hergé et la documentation

C’est un fait longuement étudié que c’est alors qu’il s’apprête à envoyer son héros en Extrême Orient qu’Hergé modifie sa façon d’écrire et qu’il se met plus sérieusement à se documenter afin d’éviter de véhiculer trop de  clichés sur les pays visités après la Russie, le Congo, l’Amérique et l’Orient (Égypte, Arabie et Inde). Sous l’influence de Tchang, alors étudiant chinois en Belgique, Le Lotus bleu marque donc une certaine rupture dans la série.

Dans la première version de l’album en noir et blanc, Hergé a symbolisé ce virage en montrant son propre héros en train de se documenter. Dans le train, Tintin lit un livre intitulé La Chine. Malheureusement, cette image sera supprimée dans la version en couleurs.



mardi 19 juillet 2016

Pour en finir avec Rouge avril

Notre prochain livre, à André et moi, s'intitulera Rouge avril. André termine en ce moment les dessins à la vitesse d'une tortue unijambiste neurasthénique et enrhumée. Bref, le livre ne sortira pas la semaine prochaine.

Comme le scénario est terminé depuis des années, je m'amuse en attendant, tout en essayant d'envoyer de subtils messages à André.

Voici donc le premier chapitre de Pour en finir avec Rouge avril, scénario de moi-même sur des dessins (déjà vieux) d'André. Il s'agit de la première scène de Pour en finir avec novembre (toujours en vente dans les bonnes librairies) avec de nouveaux dialogues.

C'est également un clin d'oeil à Louis Gauthier et à son roman Les Aventures de Sivis Pacem et de Para Bellum, lecture qui a agrémenté ma lointaine adolescence.

Et si André ne termine pas le livre dans les prochains jours, je serai de retour avec de nouveaux gags des Aventures d'André et Sylvain.

Bon été !




















vendredi 1 juillet 2016

Les Aventures d'André et Sylvain

Lors des derniers mois, j'ai épuisé tous les recours légaux (et non-violents) à ma disposition afin de «botter» le derrière d'André pour qu'il termine les dessins de notre prochain livre, Rouge avril dont le scénario a été complété autour de l'hiver 2013. 

Les résultats ne sont pas vraiment au rendez-vous.

J'ai donc pris le parti d'en rire.

J'ai débuté une nouvelle bande dessinée avec André avec des dessins déjà publiés dans Pour en finir avec novembre.

Voici les trois premières planches.

La suite au retour des vacances. À moins qu'André ne termine le livre d'ici là ;-)

Bon été !




vendredi 8 avril 2016

L’ÉMI s’associe à PLANCHES



L’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI) est fière d’annoncer qu’elle vient de signer un partenariat avec la revue de bande dessinée PLANCHES !

À chaque année, lors de l’évènement des finissants, à la fin avril, un étudiant ou une étudiante inscrit à un programme en bande dessinée et qui terminera le cours de Synthèse en bande dessinée sera sélectionné par la direction de la revue PLANCHES.

Cet étudiant sera invité à travailler en collaboration avec le comité éditorial de la revue et verra son prochain projet publié dans les pages de la revue durant l’année suivant la fin de son baccalauréat.

L’université, par l’entremise de son décanat de la recherche, va aider à la publication du projet dans PLANCHES.

L’ÉMI offre des programmes en bande dessinée (baccalauréat, majeure, mineure, certificat et maîtrise) depuis 1999. Située à Gatineau, elle a permis de former plusieurs auteurs et auteures qui occupent une place grandissante dans le milieu de la bande dessinée québécoise.


PLANCHES est une revue de bande dessinée d'auteurs québécois publiée à tous les trois mois, quatre fois par année. Toute notre équipe est très heureuse de s'engager dans ce partenariat avec l'UQO. Nous espérons ainsi encore mieux contribuer à la diffusion de la bande dessinée Québécoise et de ses jeunes talents.