Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mardi 16 juillet 2019

Un monde de vieux.



 Les Rolling Stones sont en tournée en ce moment. Ils ont entre 72 et 78 ans.

Pendant ce temps, en bande dessinée, Roger Leloup sort un nouvel album de Yoko Tsuno. Il a 85 ans.

Gos sort un nouvel opus du Scrameustache, Il a 82 ans.

Lambil termine un nouveau Tuniques bleues. Il a 83 ans. Il travaille sur un scénario de son jeune scénariste, Raoul Cauvin, qui n’a que 80 ans.

Pour cet été, je me tourne plutôt vers la poésie pour lire le dernier livre de Lawrence Ferlinghetti, La vie vagabonde. Ferlinghetti a fêté ses 100 ans en mars dernier.

Je me sens très jeune malgré mes 50 ans ;-)

jeudi 20 juin 2019

Le temps chez Sophie Bédard


Belle planche de Sophie Bédard dans LesPetits garçons publié chez Pow Pow.

Elle joue avec le temps, comme le cinéma ne le peut que difficilement. Le dialogue est en temps réel, chaque phylactère répondant à celui qui le précède. Filmé, cet échange ne prendrait que quelques secondes, une trentaine tout au plus. Mais le dessin, lui, nous montre la préparation du souper au complet : la coupe des légumes (dernière case de la planche précédente où débute le dialogue), la cuisson, les gens qui se servent et finalement, les amis attablés et qui commencent à manger.

Si d’un point de vue réaliste, il y a une dichotomie entre les deux registres temporels, la lecture, elle, ne fait que s’enrichir de cette belle mise en scène.

Très bel album qui se laisse déguster dans le temps de le dire.




vendredi 7 juin 2019

De retour à Angoulême...20 ans plus tard !

Angoulême ! Le nom me faisait rêver à l'adolescence. Je rêvais d'assister au festival de bande dessinée qui me paraissait très loin de mon domicile montréalais.

Alors que j'étais étudiant au doctorat, j'y suis allé pour la première fois de janvier à mars 1999 avec une bourse de l'Université Paris-V. Après le festival à la fin janvier, j'ai passé plusieurs semaines à faire de la recherche dans les collections de la bibliothèque du Centre national de la bande dessinée et de l'image (CNBDI).

J'habitais chez des amis, Patrick et Nicole Ausou. Patrick était, et est toujours, le président des Amis du musée de la bande dessinée. Il a aussi été président de l'association organisatrice du festival ces dernières années.

Je suis retourné au festival en 2000 (le Québec était invité d'honneur), en 2001 et 2003. Je suis également passé à l'École supérieure de l'image à l'automne 2000.

Mais depuis 2003, j'ai perdu contact avec la Charente.

J'y serai à la fin du mois pour participer à un colloque sur la Bédéphilie au CNBDI.

J'ai bien hâte de revoir Patrick et Nicole. Et leurs enfants Julien et Renaud.

Et Angoulême.







lundi 3 juin 2019

En fin de semaine, j'ai décapité Tintin !

Ce n'est pas une prise de position idéologique ou esthétique.

C'est un porte-clés.

Qui n'est pas conçu pour être utilisé dans une poche avec des clés.

Durée de vie : deux semaines.

Je me cherche une figurine Louis XVI pour le remplacer.




mardi 23 avril 2019

Bonne retraite Réal !



 Quand j’ai été engagé en 1999 pour le démarrage du programme en bande dessinée, je venais de terminer mon mémoire de maîtrise en littérature. Ce mémoire étudiait l’œuvre du dessinateur Réal Godbout qui, à l’époque, et encore aujourd’hui, me paraissait comme le plus important dessinateur de bande dessinée au Québec.

Pour ce programme, j’ai dû faire la liste des auteurs susceptibles de pouvoir enseigner chez nous en tant que chargés de cours. Réal était le premier sur la liste. Je ne me suis pas rendu très loin sur cette liste puisqu’il a tout de suite accepté.

Pendant presque 20 ans, Réal a dispensé de nombreux cours à l’émi : anatomie et perspective, dessin d’observation, découpage graphique, encrage et couleurs, bande dessinée de commande et scénarimage, esthétique de la bande dessinée et synthèse. Et j’en oublie peut-être.

Pendant ces deux décennies chez nous, il a transmis ses connaissances, nombreuses, et surtout, sa passion pour la bande dessinée à toutes nos cohortes d’étudiants. Si nos diplômés réussissent si bien aujourd’hui, ce que l’on peut voir avec leurs nombreuses publications et les nombreux prix qu’ils ont remporté au fil des années, nous savons très bien à l’émi qu’une bonne partie de ce succès lui est attribuable.

Aujourd’hui, malheureusement, il a décidé de prendre sa retraite. Il ne sera pas facile à remplacer. Mais nous allons poursuivre ce programme sur les bases solides qu’il a contribué à bâtir.

Nous sommes tristes pour nos futurs étudiants qui n’auront pas la chance de suivre ses enseignements. Par contre, nous sommes tous très heureux si cette retraite lui permet de publier de nombreux albums. Parce qu’avant d’être un fameux pédagogue, Réal est surtout un grand auteur.

Afin que ce séjour mémorable persiste le plus longtemps dans notre souvenir collectif, il me fait plaisir d’annoncer aujourd’hui que la mention d’honneur qui est remise à chaque année à un étudiant pour la qualité globale de son projet de fin d’études portera dorénavant le nom de Prix Réal-Godbout.

Un grand merci pour ton dévouement et ta camaraderie, Réal, durant toutes ces années passées entre nos murs et au plaisir de lire très prochainement tes prochains livres.

De notre part à tous, collègues, étudiants et anciens étudiants, Merci Réal.

Le prix Réal-Godbout est une idée de Mario Beaulac qui a également suggéré quelques reformulations pour ce texte.




Philippe Shewchenko, premier récipiendaire du prix Réal-Godbout.