Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mercredi 20 mars 2019

Le gagnant du Prix Marc-Olivier-Lavertu 2019 sera...

...connu la semaine prochaine. Il sera annoncé ici-même sur ce blogue.

En attendant, voici les trois finalistes en ordre alphabétique :

Julie Delporte, Moi aussi je voulais l'emporter (Pow Pow) ;

Maxime Gérin, Une heure au parc (Mauvaise tête) ;

Mélodie Vachon Boucher, Le meilleur a été découvert loin d'ici (Mécanique générale).

Félicitations aux finalistes et à la semaine prochaine !




jeudi 14 mars 2019

Obtenir une maîtrise avec un projet en bande dessinée

Aujourd'hui, 14 mars 2019, a eu lieu à l'UQO la présentation publique du mémoire de recherche-création de Christian Quesnel.

Le mémoire a été accepté avec la mention «Excellente».

Bravo Christian !

La Maîtrise en muséologie et pratiques des arts est offerte à l'UQO par l'ÉMI depuis 2013.

Dans le volet Pratiques des arts, le projet de création peut se faire en arts visuels, en design graphique ou en bande dessinée.

Christian est le deuxième étudiant à compléter le programme avec un projet en bande dessinée.

En octobre dernier, Thomas Blais-Leblanc terminait sa maîtrise avec son projet VII.

À noter que ces deux projets ont fait l'objet de publications : VII chez Pow Pow et Advocatus diaboli chez Moëlle graphique.

Un diplôme et un album après deux ans d'études !

Informations et inscriptions par ici.





mercredi 23 janvier 2019

La Tapisserie de Bayeux dans un dépanneur d’Aylmer



 Je m’arrête un soir dans un dépanneur pour acheter deux ou trois trucs pour le déjeuner du lendemain matin. La caissière, dans la cinquantaine, scanne mes articles et se fige après avoir passé le dernier item dans la machine.
Silence.
J’attends.
Elle ne bouge pas et son regard fixe la caisse enregistreuse.
-Excusez-moi dit-elle après un quinze-vingt secondes où le temps semble s’être arrêté. C’est le prix qui m’a propulsé dans mes pensées.
-Pardon ?
-Oui, ça coûte 10 dollars et 66 cennes.
Silence.
Je tourne et retourne ma carte bancaire entre mes doigts sans trop comprendre où elle veut en venir. C’est la fin de l’automne. Il fait noir. Le dépanneur est désert et je trouve la caissière quelque peu bizarre.
-1066 !
-Oui, je vois. Je peux payer ?
-C’est parce que vos achats, ça coûte pareil que la date de la bataille de Hastings. Vous savez, La victoire de Guillaume le Conquérant. En 1066.
-Ah euh oui, je connais, mais…
-C’est ce qui est raconté sur la Tapisserie de Bayeux qu’a faite la Reine Mathilde. Vous connaissez la Tapisserie de Bayeux ?
- (…)
- On dit que c’est l’ancêtre de la bande dessinée.
-(…)
-(…)
-(…)
- Alors, nous disons 10 dollars et 66. Interac ?

Je suis sorti avec mes achats. Je n’ai pas réussi à dire un seul mot. Sinon, merci et bonne fin de soirée. Je me sentais étourdi. Je ne lui ai pas dit que j’enseignais l’histoire de la bande dessinée à l’université.

C’était la première fois qu’une caissière dans un dépanneur me parlait de Guillaume le Conquérant. Je me demande encore aujourd’hui quel a été son parcours de vie.

vendredi 12 octobre 2018

Une bande dessinée du treizième siècle





Cette «planche» de bande dessinée a été publiée dans une encyclopédie au XIIIième siècle.

Il faut attendre près de 700 ans pour que la bande dessinée prenne forme par la suite. Mais tout est déjà là. Fragmentation de l'espace, variation des cadres, variation des plans, personnage récurrent, récitatifs, phylactères (sans appendices), marge et mise en couleurs.

Il ne me reste qu'à reprendre des cours de latin pour pouvoir la déchiffrer.



Source : Liber Floridus de Sancto Audomaro.

Gallica : bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.


jeudi 11 octobre 2018

Une bande dessinée moderne...de 1870 !




Les journaux québécois du dix-neuvième siècle étaient remplis d’images et d’illustrations. Souvent des reproductions de très riches gravures. Dans le lot, quelques histoires en images sans parole ou avec texte autographié sous l’image.

Comme celle-ci de Moreau publiée dans Le Perroquet le 24 juin 1865.


Ou cette histoire attribuée à Jean-Baptiste Côté dans La Scie illustrée en 1866.



Mais je n’avais encore jamais vu une histoire dessinée aussi simplement. L’auteur n’utilise que quelques traits pour conduire son récit en restant à l’essentiel de ce qui est raconté. Simple et efficace.


Ces deux histoires ont été publiées dans le Canadian Illustrated News le 23 avril 1870. Elles ne sont malheureusement pas signées.

Ce journal a été publié entre 1869 et 1883 à Montréal. Il a été fondé par Georges-Édouard Desbarats.

Selon la page wikipédia, «Le Canadian Illustrated News a été le premier magazine au monde à faire semaine après semaine de bonnes reproductions de photographies. Le procédé utilisé était la similigravure, plus exactement la « leggotypie », inventée par William Leggo, qui permettait d'obtenir une gravure en demi- à partir d'une photographie. Pour sa part, Desbarats, qui finançait l'opération, pensait que l'image était « la manière la plus directe et la plus sûre d'atteindre l'esprit ». Quelque 15 000 illustrations ont été publiées durant les 14 années d'existence du magazine

Je vais éplucher bientôt ce journal pour voir si d’autres récits en images s’y trouvent.

Un grand merci à Gilles Desjardins de m’avoir partagé cette jolie trouvaille.


vendredi 28 septembre 2018

Pause du blogue

Pour les prochaines semaines, je ne publierai pas sur ce blogue, mais je serai présent sur le blogue des 20 ans du programme en bande dessinée de l'ÉMI que je vous invite à visiter régulièrement.

À bientôt !





mercredi 12 septembre 2018

Des livres et des prix


Alors que s’amorce cette vingtième année du programme de bd de l’ÉMI, nous sommes heureux de constater que plusieurs diplômés et diplômées se distinguent dans le milieu de la bande dessinée québécoise.

David Lumsdon (2003) vient tout juste de remporter un prestigieux Shuster Awards au Canada. En compagnie de sa dessinatrice, Gisèle Lagacé, David a remporté le prix «Créateur de bande dessinée web» pour son œuvre Ménage à 3.

 Ce prix s’ajoute aux autres lauréats de 2018.

Jean-Sébastien Bérubé (2004) a remporté le Prix BD des collégiens ainsi que le Prix Marc-Olivier-Lavertu pour son livre publié en France chez Futuropolis, Comment je ne suis pas devenu moine.


Thom (2015) a remporté le prix Réal-Filion lors de la dernière remise des Prix Bédeis Causa pour son livre VII publié chez Pow Pow et Anouk (2015) a reçu le prix Jacques-Hurtubise pour son projet L’armée du Soleil lors de la même cérémonie.

 Cet automne, plusieurs diplômées et diplômées vont publier de nouveaux ouvrages. Peut-être des prix pour 2019.

Le 19 septembre va sortir en France aux éditions Delcourt, l’intégrale de L’Ostie d’chat qu’Iris (2006) a réalisé avec Zviane.


Et le 3 octobre, c’est le tome 2 de sa série Les Autres qui sortira chez Bayard.


Avant cela, va sortir La Rose duciel de Jean-Philippe Perreault (2009) aux éditions Michel Quintin le 20 septembre.


Et cet automne sortira également le premier tome d’Aventurosaure de Julien Paré-Sorel (2009) chez Presses Aventure.


Ces livres s’ajoutent à Squelette de Philippe Shewchenko publié chez Trip à la fin de la dernière session. Philippe devrait diplômer en…2019 !



Bonnes lectures !