Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mercredi 12 septembre 2018

Des livres et des prix


Alors que s’amorce cette vingtième année du programme de bd de l’ÉMI, nous sommes heureux de constater que plusieurs diplômés et diplômées se distinguent dans le milieu de la bande dessinée québécoise.

David Lumsdon (2003) vient tout juste de remporter un prestigieux Shuster Awards au Canada. En compagnie de sa dessinatrice, Gisèle Lagacé, David a remporté le prix «Créateur de bande dessinée web» pour son œuvre Ménage à 3.

 Ce prix s’ajoute aux autres lauréats de 2018.

Jean-Sébastien Bérubé (2004) a remporté le Prix BD des collégiens ainsi que le Prix Marc-Olivier-Lavertu pour son livre publié en France chez Futuropolis, Comment je ne suis pas devenu moine.


Thom (2015) a remporté le prix Réal-Filion lors de la dernière remise des Prix Bédeis Causa pour son livre VII publié chez Pow Pow et Anouk (2015) a reçu le prix Jacques-Hurtubise pour son projet L’armée du Soleil lors de la même cérémonie.

 Cet automne, plusieurs diplômées et diplômées vont publier de nouveaux ouvrages. Peut-être des prix pour 2019.

Le 19 septembre va sortir en France aux éditions Delcourt, l’intégrale de L’Ostie d’chat qu’Iris (2006) a réalisé avec Zviane.


Et le 3 octobre, c’est le tome 2 de sa série Les Autres qui sortira chez Bayard.


Avant cela, va sortir La Rose duciel de Jean-Philippe Perreault (2009) aux éditions Michel Quintin le 20 septembre.


Et cet automne sortira également le premier tome d’Aventurosaure de Julien Paré-Sorel (2009) chez Presses Aventure.


Ces livres s’ajoutent à Squelette de Philippe Shewchenko publié chez Trip à la fin de la dernière session. Philippe devrait diplômer en…2019 !



Bonnes lectures !





















jeudi 3 mai 2018

C'est la saison des colloques et des festivals


Après Toronto en mars pour le colloque de la Society for Cinema and Media Studies (table ronde sur la recherche universitaire en bande dessinée) et Québec en avril pour le Festival BD (où deux de mes diplômés ont remporté des prix), ce sera Toronto de nouveau la semaine prochaine pour le colloque annuel de la Société canadienne pour l'étude de la bande dessinée où je vais présenter les débuts d'une recherche sur le Printemps érable et la Crise d'octobre dans la bande dessinée.

Ensuite, fin mai, Montréal pour le festival BD où je devrais rencontrer une mangaka et professeure universitaire ; puis Lyon en juin pour le festival bd.

Après, ce seront des vacances vraiment méritées ;-)

vendredi 27 avril 2018

Lettre au maire de Gatineau qui lit des bandes dessinées

Monsieur le Maire,

Nous nous croisons régulièrement depuis plusieurs années dans le cadre de nos fonctions et je connais votre profond attachement à la bande dessinée. Et il n'y a pas que vous. J'ai pu constater depuis mon arrivée dans la région en 1999, que la Ville de Gatineau a toujours fortement appuyé les initiatives autour du neuvième art. L'UQO est d'ailleurs la seule université à offrir une formation en bande dessinée et ce, depuis près de 20 ans. Et notre Rendez-vous de la bande dessinée prépare actuellement sa quinzième édition pour septembre prochain. Et j'ai toujours une très grande fierté en voyant la place qu'occupe la bande dessinée dans le réseau des bibliothèques de la ville.

En lisant Le Droit aujourd'hui, j'ai beaucoup apprécié votre réponse à la question «un livre qui a changé votre vie», question qui vous a été posée dans le cadre du lancement du festival Gatineau, Ville lecture. Vous avez répondu «les bandes dessinées». Cela ne m'étonne pas, et j'aurais répondu la même chose que vous. Bien sûr, moi, c'est mon métier ;-)

Par contre, j'ai sursauté en prenant connaissance du début de votre phrase : «Au risque de faire baisser ma crédibilité, j'ai répondu les bandes dessinées.» Et vous avez poursuivi en mentionnant : «C'est parfois vu comme une espèce d'art mineur, alors que c'est très souvent la porte d'entrée vers la lecture.».

Je vous rassure. Votre crédibilité n'en sera aucunement affectée. À part pour quelques iconophobes pour qui la bande dessinée demeure un domaine étrange et inconnu. Mais c'est justement en cessant de s'excuser de lire des bandes dessinées que des gens en position de pouvoir comme vous peuvent contribuer à éduquer les gens.

La reconnaissance de la bande dessinée a beaucoup évolué depuis les cinquante dernières années. Le combat n'est toujours pas entièrement gagné, mais nous constatons que du côté des intellectuels, la question de la légitimité est de moins en moins problématique. Le nombre d'essais, de mémoires et de thèses qui lui sont consacrées en témoigne. C'est près d'une cinquantaine de conférences sur la bande dessinée qui seront présentées à Toronto en mai lors de la Conférence annuelle de la Société canadienne pour l'étude de la bande dessinée qui regroupe des professeurs et doctorants d'universités de toutes les provinces canadiennes. La réputée revue Voix et images du département d'études littéraires de l'UQAM vient de publier son dernier numéro entièrement consacré à la bande dessinée québécoise. Le très grand succès de l'exposition Tintin au Musée de la civilisation de Québec témoigne également de la vivacité et de la reconnaissance du neuvième art. Ce ne sont là que quelques exemples récents.

Je vous invite donc à continuer à clamer votre amour de la bande dessinée, mais avec plus d'affirmation. Nous ne devrions pas avoir à rougir d'aimer le neuvième art.

Au plaisir de discuter de nos dernières lectures de bandes dessinées lors de notre prochaine rencontre.

Amicalement,

Sylvain Lemay
Professeur titulaire en bande dessinée
ÉMI/UQO

Ajout :

J'ai écrit ce texte suite à ma lecture de l'article publié dans Le Droit qui rapportait les propos du maire. Évidemment, le journaliste a dû couper. Le cabinet de maire m'a fait parvenir la citation complète que je reproduis ici :

« Au risque de faire baisser ma crédibilité, j’ai répondu les bandes dessinées. C’est parfois vu comme un espèce d’art mineur alors que c’est la porte d’entrée à la lecture … de beaux outils pour les jeunes et aujourd’hui la bande dessinée c’est extrêmement riche, c’est devenu un roman graphique avec une entrée dans la réalité d’un auteur »

J'aime mon maire. 


mercredi 11 avril 2018

Nous aussi on connaît la chanson

Bande dessinée publiée dans le numéro 7 de la revue Le Scribe en 2003. Dessins de LMROB.













jeudi 5 avril 2018

Prix Marc-Olivier-Lavertu

Le Prix Marc-Olivier-Lavertu est décerné cette année à Jean-Sébastien Bérubé pour son livre Comment je ne suis pas devenu moine publié aux éditions Futuropolis.

Toutes mes félicitations au lauréat.

Une bourse de 250$ est rattachée à ce Prix.


jeudi 29 mars 2018

Ville(s)

Bande dessinée publiée dans Le Scribe, numéro 5, mars 2002.

Dessins d'Edmond Baudoin.








mercredi 7 mars 2018

En grève


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Être un professeur d'Université en grève, ce n'est pas juste ne pas donner ses 6 heures de cours par semaine. J'ai des corrections à terminer dans mes deux cours. Je dois préparer l'événement des finissants et le jury de fin d'études pour le cours de Synthèse. J'ai deux étudiants de maîtrise qui m'ont remis dernièrement une version complète de leurs mémoires. Je dois évaluer les portfolios pour les demandes d'admission. Je siège sur 4 comités à l'émi et sur un comité de l'Uqo. Nous sommes en évaluation des programmes. Je dois terminer mon bilan de l'année dernière et mes tâches de l'année prochaine. Il y a la journée Étudiant d’un jour à préparer. Je dois participer à une table ronde sur la recherche universitaire en bd au Canada lors du colloque de la Society of Cinema and media studies à Toronto en mars. Je dois écrire ma communication pour le colloque de la SCEBD à Toronto en mai. Je travaille sur trois projets de livres. Je travaille à l'organisation d'un groupe de recherche avec des collègues d'Edmonton et de Régina. Je suis président des Rendez-vous de la bd de Gatineau et je siège sur le conseil d'administration du Salon du livre de l'Outaouais. Il y a le lancement de la revue étudiante Phylactère à la fin du mois et on doit choisir le lauréat du Prix Marc-Olivier-Lavertu sur lequel les étudiants travaillent depuis septembre. Et j’en oublie certainement.

Lundi prochain, j’aimerais être à mon bureau pour travailler sur tous ces dossiers et non pas dans la rue à faire du piquetage.

#UnArbitreUqo. #UQO