Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

samedi 13 avril 2019

De la diversité à l'ÉMI


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Hier, lors de la remise des Prix Bedeis Causa du Festival de BD de Québec, Julien Paré-Sorel (diplômé en 2009) a remporté le prix Yvette-Lapointe. Ce prix, décerné pour la première fois, récompense une œuvre s’adressant à un jeune public. Le jury était d’ailleurs constitué d’enfants.

En regardant la liste des prix remportés par des diplômés en bande dessinée de l’ÉMI récemment, je constate deux choses qui me rendent particulièrement fiers. Ainsi, si nous prenons les quatre derniers grands prix remportés, nous avons :

            Julien Paré-Sorel                    Prix Yvette-Lapointe, Bedeis Causa
            David Lumsdon                       Shuster award, Canada
            Jean-Sébastien Bérubé          Prix BD des collégiens
 Thomas Blais-Leblanc            Prix Réal-Fillion, Bedeis Causa

Nous ne pouvons donc pas accuser l’ÉMI d’imposer un style à ses étudiants. Ces albums ont été publiés chez Presses Aventures, Pow Pow, Futuropolis (France) et sur le web. Que ce soit de la bande dessinée pour la jeunesse, de la bande dessinée érotque, des romans graphiques ou des bandes dessinées expérimentales; nos diplômés excellent dans tous les genres.

Et deuxièmement, ces prix ont été remportés par des diplômés de 2002, 2003, 2009 et 2015. Il y a donc une certaine constance dans la qualité au fil des vingt années d’existence du programme.

On continue pour les vingt prochaines années.







lundi 1 avril 2019

Mélodie Vachon Boucher

C'est Mélodie Vachon Boucher qui remporte cette année le Prix Marc-Olivier-Lavertu pour son livre Le meilleur a été découvert loin d'ici publié aux éditions Mécanique générale.

Ce prix est décerné par les étudiants et les étudiantes inscrits à un programme en bande dessinée à l'ÉMI depuis 2007.

Une bourse de 250$ est remise à la récipiendaire par le collectif étudiant, Phylactère.

Toutes mes félicitations !

Son nom s'ajoute à une belle brochette d'auteures et d'auteurs québécois.


2018 :       Jean-Sébastien Bérubé pour Comment je ne suis pas devenu moine, Futuropolis.

2017 :       Samuel Cantin pour Whitehorse, première partie, Pow Pow.

2016 :       Cathon et Alexandre Fontaine-Rousseau pour Les Cousines vampires, Pow Pow

2015 :       Richard Suicide pour Chroniques du Centre-Sud, Pow Pow

2014 :       Michel Falardeau pour French kiss 1986, Glénat Québec

2013          Non décerné

2012 :       Iris et Zviane pour L’ostie d’chat, tome 1, Delcourt.

2011 :       Émilie Villeneuve et Julie Rocheleau pour La fille invisible, Glénat.

2010 :       Michel Rabagliati pour Paul à Québec, La Pastèque.

2009 :       Louis Rémillard pour Voyage en zone d'exploitation, Les 400 coups.

2008 :       Delaf et Dubuc pour Sale temps pour les moches, Les Nombrils, Tome 2, Dupuis.


2007 :       Leif Tande pour William, Mécanique générale.




mercredi 20 mars 2019

Le gagnant du Prix Marc-Olivier-Lavertu 2019 sera...

...connu la semaine prochaine. Il sera annoncé ici-même sur ce blogue.

En attendant, voici les trois finalistes en ordre alphabétique :

Julie Delporte, Moi aussi je voulais l'emporter (Pow Pow) ;

Maxime Gérin, Une heure au parc (Mauvaise tête) ;

Mélodie Vachon Boucher, Le meilleur a été découvert loin d'ici (Mécanique générale).

Félicitations aux finalistes et à la semaine prochaine !




jeudi 14 mars 2019

Obtenir une maîtrise avec un projet en bande dessinée

Aujourd'hui, 14 mars 2019, a eu lieu à l'UQO la présentation publique du mémoire de recherche-création de Christian Quesnel.

Le mémoire a été accepté avec la mention «Excellente».

Bravo Christian !

La Maîtrise en muséologie et pratiques des arts est offerte à l'UQO par l'ÉMI depuis 2013.

Dans le volet Pratiques des arts, le projet de création peut se faire en arts visuels, en design graphique ou en bande dessinée.

Christian est le deuxième étudiant à compléter le programme avec un projet en bande dessinée.

En octobre dernier, Thomas Blais-Leblanc terminait sa maîtrise avec son projet VII.

À noter que ces deux projets ont fait l'objet de publications : VII chez Pow Pow et Advocatus diaboli chez Moëlle graphique.

Un diplôme et un album après deux ans d'études !

Informations et inscriptions par ici.





mercredi 23 janvier 2019

La Tapisserie de Bayeux dans un dépanneur d’Aylmer



 Je m’arrête un soir dans un dépanneur pour acheter deux ou trois trucs pour le déjeuner du lendemain matin. La caissière, dans la cinquantaine, scanne mes articles et se fige après avoir passé le dernier item dans la machine.
Silence.
J’attends.
Elle ne bouge pas et son regard fixe la caisse enregistreuse.
-Excusez-moi dit-elle après un quinze-vingt secondes où le temps semble s’être arrêté. C’est le prix qui m’a propulsé dans mes pensées.
-Pardon ?
-Oui, ça coûte 10 dollars et 66 cennes.
Silence.
Je tourne et retourne ma carte bancaire entre mes doigts sans trop comprendre où elle veut en venir. C’est la fin de l’automne. Il fait noir. Le dépanneur est désert et je trouve la caissière quelque peu bizarre.
-1066 !
-Oui, je vois. Je peux payer ?
-C’est parce que vos achats, ça coûte pareil que la date de la bataille de Hastings. Vous savez, La victoire de Guillaume le Conquérant. En 1066.
-Ah euh oui, je connais, mais…
-C’est ce qui est raconté sur la Tapisserie de Bayeux qu’a faite la Reine Mathilde. Vous connaissez la Tapisserie de Bayeux ?
- (…)
- On dit que c’est l’ancêtre de la bande dessinée.
-(…)
-(…)
-(…)
- Alors, nous disons 10 dollars et 66. Interac ?

Je suis sorti avec mes achats. Je n’ai pas réussi à dire un seul mot. Sinon, merci et bonne fin de soirée. Je me sentais étourdi. Je ne lui ai pas dit que j’enseignais l’histoire de la bande dessinée à l’université.

C’était la première fois qu’une caissière dans un dépanneur me parlait de Guillaume le Conquérant. Je me demande encore aujourd’hui quel a été son parcours de vie.