«Ma fille (ou mon fils) veut étudier en bande dessinée. Qu'est-ce quelle va faire avec ça plus tard ? A vas-tu pouvoir gagner sa vie? C'est-tu sérieux comme programme»
Depuis la création du programme en 1999, j'ai répondu plusieurs fois à des parents inquiets. Je n'ai jamais caché la vérité. J'ai moi-même étudié en littérature sans trop savoir ce que j''allais faire par la suite. Mais, au fil des années, j'ai de plus en plus de succès d'anciens étudiants pour m'aider à répondre à cette question.
Toujours est-il que cela faisait plusieurs années que l'on ne me l'avait pas posée. Puis, cette semaine, ma secrétaire me transmet un message. «C'est un père qui est inquiet pour sa fille qui veut étudier en bande dessinée». «D'accord, dis-je.» Je prépare mes arguments, prends mon courage à deux mains, et je téléphone.
Et le père inquiet me dit : «Ma fille veut étudier en bande dessinée. Elle est en conquière secondaire. Mais là, elle vient de changer d'idées pis elle va faire son cégep en anglais avant d'aller à l'université. Est-ce que c'est correct ? Ça ne va pas l'empêcher de s'inscrire en bande dessinée, hein?»
Ben non, elle sera la bienvenue chez nous.
Et le père a raccroché, rassuré.
Et moi, j'étais content.
Citations
«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.
vendredi 24 janvier 2014
mercredi 18 décembre 2013
2014
J'aimerais bien faire un gros party pour mon anniversaire cette année parce qu'en 2014, en plus de terminer de rembourser mon prêt étudiant, je vais fêter : mes 45 ans; mes 15 ans en tant que professeur à l'UQO (1999) ; mes 25 ans en tant qu'universitaire (j'ai commencé mon bac à l'UQÀM en 1989 et je ne suis jamais sorti de l'université); et mes 30 ans dans le monde de la bande dessinée québécoise. En effet, mon premier texte publié, c'était une critique du premier Spirou de Tome et Janry en 1984, Virus. C'était dans le fanzine de La pensée imagée, une librairie au coin de Saint-Denis et Rachel à Montréal. C'était il y a longtemps.
Pour 2014, je me souhaite une année moins chargée qu'en 2013 (retour à la direction de l'ÉMI, voyage au Japon, colloque à Lyon, inauguration de la bédéthèque québécoise et retour du festival de Gatineau), mais j'ai quand même quelques projets pour l'année, notamment une communication lors d'un colloque à l'Université du Québec à Rimouski (à Lévis) au mois de mai et la sortie, prévue à l'automne, de mon deuxième livre avec André St-Georges. Si tout va bien. Le titre de travail est Vivement décembre ! J'ai aussi un autre projet de bande dessinée avec Jérôme Mercier, mais ça, ça devrait plutôt voir le jour en 2015 ;-)
Et pour terminer, une photo souvenir de 2013 tirée d'une séance de travail éprouvante avec Mathieu Diez, directeur du festival BD de Lyon, durant laquelle nous avons élaboré des projets de collaboration entre Lyon et Gatineau.
Pour 2014, je me souhaite une année moins chargée qu'en 2013 (retour à la direction de l'ÉMI, voyage au Japon, colloque à Lyon, inauguration de la bédéthèque québécoise et retour du festival de Gatineau), mais j'ai quand même quelques projets pour l'année, notamment une communication lors d'un colloque à l'Université du Québec à Rimouski (à Lévis) au mois de mai et la sortie, prévue à l'automne, de mon deuxième livre avec André St-Georges. Si tout va bien. Le titre de travail est Vivement décembre ! J'ai aussi un autre projet de bande dessinée avec Jérôme Mercier, mais ça, ça devrait plutôt voir le jour en 2015 ;-)
Et pour terminer, une photo souvenir de 2013 tirée d'une séance de travail éprouvante avec Mathieu Diez, directeur du festival BD de Lyon, durant laquelle nous avons élaboré des projets de collaboration entre Lyon et Gatineau.
Crédit photo : Patrice Boudier-Guermeur
Bonne année à tous les amateurs de bande dessinée québécoise.
mercredi 4 décembre 2013
Les finalistes du prix Marc-Olivier Lavertu
Un comité, formé de 4 étudiants et étudiantes, a passé une bonne partie de l'après-midi d'hier à débattre pour trouver les 3 finalistes du prix Marc-Olivier Lavertu pour cette année.
C'est maintenant au tour de tous les étudiants et étudiantes inscrits dans un programme de bande dessinée à l'ÉMI (baccalauréat, majeure, mineure ou certificat) de lire ces 3 livres. Un vote aura lieu lors de la prochaine session pour désigner le gagnant.
Une bourse de 250$, offerte par le collectif Plan B, accompagne ce prix
Il me fait plaisir d'annoncer les 3 finalistes.
Samuel Cantin, «Vil et misérable» aux éditions Pow pow.
Michel Falardeau, «French kiss 1986» aux éditions Glénat Québec
Bruno Rouyère et Ami Vaillancourt, «Kissinger et nous» aux éditons Glénat Québec.
Bonne lecture aux étudiants et bonne chance aux finalistes.
C'est maintenant au tour de tous les étudiants et étudiantes inscrits dans un programme de bande dessinée à l'ÉMI (baccalauréat, majeure, mineure ou certificat) de lire ces 3 livres. Un vote aura lieu lors de la prochaine session pour désigner le gagnant.
Une bourse de 250$, offerte par le collectif Plan B, accompagne ce prix
Il me fait plaisir d'annoncer les 3 finalistes.
Samuel Cantin, «Vil et misérable» aux éditions Pow pow.
Michel Falardeau, «French kiss 1986» aux éditions Glénat Québec
Bruno Rouyère et Ami Vaillancourt, «Kissinger et nous» aux éditons Glénat Québec.
Bonne lecture aux étudiants et bonne chance aux finalistes.
jeudi 21 novembre 2013
Lyon, aphone
Petit séjour à Lyon pour participer à un colloque sur les festivals de bande dessinée dans le cadre des Entretiens Jacques-Cartier.
Le problème c'est que je me remets d'une pneumonie et que, si les antibiotiques m'ont complètement guéri, je souffre d'une extinction de voix. Or, on m'a invité pour parler. Je me pratique donc à mimer l'histoire du Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau et son impact sur l'ÉMI. Je me croise les doigts pour que la voix revienne d'ici à mardi parce que je ne suis pas un très bon mime.
Parlant des Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau, je reviens juste à temps pour la onzième édition. Beaucoup d'activités de l'ÉMI. Notamment, l'inauguration de la Bédéthéque québécoise dont vous pouvez lire l'histoire dans le message précédent.
Au plaisir de vous y croiser.
Le problème c'est que je me remets d'une pneumonie et que, si les antibiotiques m'ont complètement guéri, je souffre d'une extinction de voix. Or, on m'a invité pour parler. Je me pratique donc à mimer l'histoire du Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau et son impact sur l'ÉMI. Je me croise les doigts pour que la voix revienne d'ici à mardi parce que je ne suis pas un très bon mime.
Parlant des Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau, je reviens juste à temps pour la onzième édition. Beaucoup d'activités de l'ÉMI. Notamment, l'inauguration de la Bédéthéque québécoise dont vous pouvez lire l'histoire dans le message précédent.
Au plaisir de vous y croiser.
lundi 11 novembre 2013
Petite histoire de la Bédéthèque québécoise de l’Université du Québec en Outaouais
Il y
a maintenant vingt ans que je m’intéresse, de façon académique, à la
bande dessinée québécoise puisque c’est en 1993 que je proposai à André
Carpentier, de l’UQÀM, d’écrire mon
mémoire de maitrise sur l’œuvre de Réal Godbout et Pierre Fournier.
À l’époque, il était difficile de trouver
de la bande dessinée québécoise en librairie. Quelques nouveautés, parfois, et
jamais de fonds. Je passai donc de longues journées à la Bibliothèque nationale
du Québec, sur la rue St-Denis pour les monographies et sur la rue Mont-Royal
pour les périodiques. Mais tout n’était pas disponible et ce n’était pas
toujours bien indiqué ce qui relève de la bande dessinée et du livre illustré.
Durant ces années, je me mis également à écumer les librairies de livres usagés
et, au fil des années, je commençai à monter une collection intéressante.
*
Anecdote : À la Bibliothèque
nationale, il fallait remplir une petite fiche et un employé allait nous
chercher l’ouvrage demandé. Un jour, autour de 1995, je crois, à l’édifice
Aegeidus Fauteux je demandai la revue «Ma®de in Kébec», revue de bande dessinée
québécoise datant de 1973. La bibliothécaire revint en me disant que cette
revue était présentement empruntée. J’étais étonné que quelqu’un d’autre que
moi s’intéresse à ce titre. Je regardai dans la salle et je vis un homme,
sensiblement du même âge que moi, avec tous les numéros de la revue devant lui.
J’allai le voir.
-Bonjour.
Vous avez emprunté la revue que je voulais consulter. Je m’appelle Sylvain
Lemay et je fais une maitrise en littérature sur la bande dessinée québécoise.
-Enchanté.
Je m’appelle Michel Viau et je fais de la recherche pour écrire un répertoire
des publications de bande dessinée au Québec.
*
En 1997, je réussis à convaincre les deux
professeurs du GÉRI (Groupe de recherche pour l’Étude des Récits en Images)
Yves Lacroix et Philippe Sohet de l’UQÀM de créer un Centre de documentation
sur la bande dessinée québécoise à l’intérieur du local du groupe de recherche.
Yves Lacroix, André Carpentier, Jacques Samson et Bernard Dubois que j’avais
contactés, ont tous donné des livres pour compléter la collection. Mais en
1999, je quittai pour Gatineau. Le Centre a survécu quelques années, notamment
grâce à une étudiante du groupe, Annabelle Martin. Mais Annabelle a terminé ses
études, Yves Lacroix a pris sa retraite et les activités du groupe de recherche
se sont raréfiées.
J’ai donc ramené tous ces livres à Gatineau
et je les ai entreposés dans mon bureau. J’étais donc seul à pouvoir les
consulter. J’en prêtais souvent à des étudiants, mais la majorité de ces
bouquins s’empilaient sur les étagères de mes bibliothèques ou dans des boîtes.
Puis, en 2008, nous avons inauguré en grande
pompe l’acquisition par la bibliothèque de l’intégrale du journal de «Spirou»,
de 1938 à aujourd’hui. J’en étais, évidemment, très fier. Mais cela restait un
patrimoine belge et non québécois. Quelques temps après, je contactai donc la
bibliothèque pour lui offrir ma collection de bandes dessinées québécoises.
Surtout que j’avais reçu des dons dans le cadre du Centre de documentation,
dons qui avaient été faits pour que ces livres puissent être consultés, ce qui
n’était pas le cas avec ces boîtes dans mon bureau.
Cinq ans plus tard (et plusieurs
bibliothécaires et directeurs différents) ce projet est finalement une réalité,
grâce notamment à Emanuela Chiriac, la bibliothécaire du secteur des arts qui a
cru en ce projet depuis son arrivée et qui le porte à bout de bras depuis
plusieurs mois et Daniel Godon, l’actuel directeur de la bibliothèque de
l’université.
L’inauguration du 30 novembre prochain
n’est qu’une étape dans la constitution de cette bédéthèque. Toutes les revues
et les albums québécois que possédait déjà la bibliothèque ont été rassemblés
en un endroit. En ce moment, environ la moitié du don a été traité (c’est un
processus très long) et plusieurs documents ont été ou seront restaurés. La
bibliothèque va continuer d’acheter des nouveautés et compléter le plus
possible les ouvrages marquants qui nous sont manquants. La bibliothèque fera aussi
affaire avec la Fondation de l’Uqo pour l’achat ou la restauration D’ouvrages
plus rares et plus chers.
On continuera donc d’y travailler, mais les
étudiants et les chercheurs universitaires ont, dès maintenant une bonne partie
de la bande dessinée québécoise à leur disposition.
Et pour moi c’est la concrétisation d’un
projet que je caresse depuis deux décennies. Comme quoi, il faut être patient
dans la vie.
Au plaisir de vous croiser lors de
l’inauguration le 30 novembre prochain. Cet évènement s’inscrit dans le cadre
des Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau. À 16h, il y aura une table
ronde sympathique avec Jacques Samson et Michel Viau et, à 17, un vin d’honneur
sera servi.
jeudi 19 septembre 2013
Le travail de fin d'études d'un diplômé à «Tout le monde en parle».
Pour son projet synthèse en bande dessinée, Francis
Paquette a voulu raconter une histoire originale du personnage de Raymond
Beaudoin, personnage créé à la télévision par Pierre Brassard. Pour ce faire, il
a dû demander la permission d’utiliser ce personnage à l'humoriste bien connu. Ce
dernier a gentiment coopéré et il a même écrit une préface pour le livre de
Francis.
Dimanche prochain, Pierre Brassard participera à l’émission
«Tout le monde en parle». Les recherchistes de l’émission ont contacté Francis
afin de lui demander la permission de diffuser des images de son travail. Ce qu’il
a accepté.
Bravo Francis. J’ai bien hâte de voir ça.
À dimanche soir.
vendredi 1 mars 2013
Pinkerton et la Mauvaise tête à Gatineau
Les éditeurs de La mauvaise tête (ok, le vrai lien est ici ;-), Sébastien Trahan et Vincent Giard, ainsi que les auteurs de l'excellent livre Pinkerton, François Samson Dunlop et Alexandre Fontaine Rousseau, seront présents au bar Où Quoi! ce samedi soir pour présenter leurs livres.
Bienvenue à tous les amateurs de bande dessinée, de musique pop, de Weezer, de l'opéra Madame Butterfly, de philosophie et de soirées arrosées, de ruptures amoureuses et de poutines à 2 heures du matin.
À noter qu'il n'y a pas de lien entre cet album et celui de Lucky Luke contre Pinkerton ;-)
À samedi !
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