Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mardi 17 septembre 2019

Un iconophobe de plus

En février 2010, au début de ce blogue, j'avais relayé certaines citations de Jean-Louis Harouel, professeur à la Sorbonne et qui a nettement une dent contre la bande dessinée. La chronique s'intitulait «Moi, vous savez, la bande dessinée...»

http://sylvainbd.blogspot.com/2010/02/moi-vous-savez-la-bande-dessinee-1.html

http://sylvainbd.blogspot.com/2010/02/moi-vous-savez-la-bande-dessinee-2.html

http://sylvainbd.blogspot.com/2010/02/moi-vous-savez-la-bande-dessinee-3.html

Ce texte datait de 1994. Je me disais que, le temps passant, ce genre de commentaires ne devrait plus ressortir dans les médias.

C'était sans compter le ministre russe de la culture, Vladimir Medinski. Lors du 32ième Moscow international book fair, en septembre 2019, il a prononcé ces jolies paroles :

§  «Les bandes dessinées, c’est pour ceux qui ne savent pas bien lire. Je n’aime pas du tout les comics. C’est du chewing-gum, comme vous le dites, ce n’est pas de la nourriture. C’est quelque chose qui devrait être destiné à un enfant qui apprend à lire, jusqu’à ses sept ou huit ans. Mais un adulte qui lit des bandes dessinées, il doit se dire : "Je suis un imbécile, je lis des bandes dessinées". C’est sympa de les collectionner, c’est amusant, mais pas de les lire. »

Je suis donc un imbécile et je m'en vais m'acheter du chewing-gum.

lundi 16 septembre 2019

Le shérif et le Journal de Montréal

Au détour d'une case de la série Robin Dubois de Turk et De Groot, nous apercevons le shérif de Nottigham en train de lire Le Journal de Montréal.

La case est tirée du huitième album de la série, Dur, dur ! publié en 1983.

Le clin d'oeil au quotidien montréalais provient assurément de l'assistant de Turk et De Groot durant ces années, le Québécois, Michel Breton.

https://michelbreton.quebec/francais/mes-mentors/


mercredi 11 septembre 2019

«Bande dessinée» dans différentes langues

Quelques façons de nommer la «bande dessinée» en différentes langues.

Si vous en connaissez d'autres, merci de partager.

Anglais          Comics/Graphics novels
Russe             Komiks(y)
Esperanto      Komiksoj
Espagnol       Historietas/Cuentos/Tébéos (du nom d'une revue)
Italien            Fumetti
Japonais        Manga (image dérisoire)
Islandais        Teiknimyndasögur   (Histoire/Dessinée)
Finnois          Sarjakuva (Série/Images)
Turc               Çizgi roman (Ligne)
Roumain        Benzi desenate (Bande/Comique)
Norvégien      Tegneserier (Dessin/Spectacle)

Hongrois        Képregény (Image/Roman)
Bulgare           Strip
Croate             Strip

jeudi 5 septembre 2019

Claude François, Roland Barthes et moi

Voici les 16 premières planches de ce projet avorté depuis quelques mois.

Le dessin est de Jérôme Mercier. On a travaillé un an ou deux sur ce livre, mais avec un emploi à temps plein, une famille et des contrats d'illustration, Jérôme a fini par manquer de temps et il a jeté l'éponge.

Je laisse ça ici afin de clore ce projet. À moins qu'un dessinateur ne veuille le reprendre ;-)

Mais je publie ça ici surtout pour mon plus jeune fils, Esteban, qui me demande souvent : Quand est-ce qu'il va paraître ton livre avec les fesses du bonhomme ? ;-)

Bonne lecture !



















lundi 26 août 2019

Au revoir JF, au revoir grand frère !


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Merci pour tout ce que tu as représenté pour moi. Merci de m’avoir précédé en chaque étape de la vie. Je te laisse aujourd’hui me précéder dans la mort.

Merci pour la musique. Merci pour tes disques de Pink Floyd, Jethro Tull, Jimi Hendrix, Simon and Garfunkel, Steppenwolf, CCR, Leonard Cohen et les Moody blues.

Merci pour le seul karaoké que j’ai chanté de ma vie. Born to be wild en duo dans un bar à NDG. Et encore toutes nos excuses aux clients présents ce soir-là.

Merci pour les soirées sur la rue Saint-Denis, notamment au Lézard et au Passeport.

Merci aussi pour tes livres. Merci pour Arsène Lupin, Bob Morane et Georges Orwell. Merci d’avoir passé le réveillon du nouvel an de décembre 1983 à m’avoir si longuement parlé de 1984.

Merci pour les Tintin que tu me prêtais dans les années 1970. Merci d’en avoir discuté avec moi. Merci également d’y avoir caché un jour un numéro de Playboy entre Le Secret de la licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge. Qui sait si tout cela n’a pas avoir avec ma carrière professionnelle. Mon prochain psy me le dira.

Merci encore pour toutes les conneries que tu as faites à l’adolescence (et celles faites par mes sœurs). Quand je suis passé par là à mon tour, disons que papa et maman en avait vu bien d’autres.

Merci pour ton voyage de deux semaines en Europe en 1972. Merci surtout de nous l’avoir raconté pendant les 40 années suivantes.

Merci pour les parties d’échec. Et la dernière qu’on a faite, par correspondance, au début des années 1990. On aurait pu la terminer si on avait réussi à se rappeler à qui c’était le tour.

Merci de m’avoir initié au golf avec papa dans les années 1980. Désolé de ne pas avoir continué. Mais les étés passés à Sainte-Adèle et à l’Estérel demeurent parmi mes plus beaux étés.

Merci pour le recueil de poésie que tu as écrit à 17 ans. 17 ans plus tard, alors que j’avais à mon tour 17 ans, j’ai également écrit et relié à la main quelques (mauvais) poèmes. Je n’oublierai jamais ta face quand tu avais mis la main dessus dans ma chambre. Nous avions tous les deux mis le même titre à nos velléités poétiques : Condoléances.

Merci à nous deux d’avoir détruit ces fascicules de mauvaises poésies. Nous n’étions pas Rimbaud, ni un ni l’autre.

Merci pour toutes les bières et bouteilles de vin partagées au fil des années. Merci pour tous les repas pris en famille.

Merci surtout d’avoir toujours conservé cet esprit de famille si fort chez nous.

Et merci pour cette dernière semaine. On se voyait moins souvent depuis mon déménagement à Gatineau. Je suis très heureux d’avoir pu t’accompagner durant tes derniers jours. J’ai lu cet été le dernier livre de Gil Courtemanche, Je ne veux pas mourir seul. J’avais peur que tu t’éteignes sans la présence d’un membre de ta famille. Merci de m’avoir choisi pour cette dernière épreuve. Merci de m’avoir permis de te tenir la main durant les dernières minutes, les dernières secondes.

Merci finalement pour la sérénité avec laquelle tu as affronté ton dernier voyage. Je sais que tu avais hâte de retrouver ta blonde et que tu es heureux aujourd’hui d’être avec elle. Même si on aurait aimé te garder plus longtemps avec nous.


Embrasse-la de ma part. Embrasse maman. Embrasse papa. Embrasse Gaby.

Merci d’avoir été mon frère. D’avoir été mon grand frère.

Sylvain