Demain, mercredi le 30 mars, André et moi nous serons au Cégep du Vieux-Montréal pour rencontrer les étudiants du cours «Littérature et culture contemporaines».
Les professeurs Marie-Claude Brisson et Yves Hébert ont, en effet, mis notre livre, Pour en finir avec novembre, au programme cette session-ci.
L’information se retrouve ici.
À demain !
Citations
«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.
mardi 29 mars 2011
vendredi 25 mars 2011
L’auteur et son double
Avec Pour en finir avec novembre, je suis en nomination aux Shuster awards en tant que « Outstanding Comic Book Writer(s) / Scénariste(s) de bande dessinée exceptionnel(s)» et aux Bédéis causa pour le Prix Réal-Fillion remis à un «Auteur québécois, scénariste ou dessinateur, s’étant le plus illustré avec son premier album professionnel». J’en suis évidemment très heureux.
Mais ce livre, nous l’avons vraiment fait à deux. D’ailleurs, nulle part sur la couverture ou sur la page titre, il est indiqué que le scénario est de moi et que le dessin est d’André. C’est vraiment un livre Lemay-St-Georges. S’il est vrai que l’idée de départ est de moi et que c’est moi qui ai écrit le scénario et que les dessins ont été réalisés par André (heureusement car je suis vraiment nul en dessin), notre collaboration a été ponctuée de nombreux allers-retours et ce livre n’aurait pas été le même si j’avais travaillé avec un autre dessinateur.
Pour reprendre la catégorisation de Benoît Peeters sur les collaborations entre dessinateur et scénariste dans Case, planche, récit, nous nous retrouvons dans la troisième catégorie, celle de «la fréquence des échanges». La conception de l’histoire s’est faite durant de nombreux 5 à 7 lors desquels je racontais des bouts d’histoires à André et nous échangions par la suite à ce sujet. L’écriture, le lendemain, des différentes scènes profitait des commentaires échangés. Par la suite, au niveau du découpage, André me présentait ses esquisses et il les retravaillait suite à mes commentaires.
Le scénario terminé a également été réécrit suite aux commentaires éclairés d’un comité de sages composé de Marc Tessier, Mario Beaulac, Jacques Samson et Raymond Ouimet. La qualité du scénario est donc également tributaire de ces personnes.
Je tiens donc à partager l’honneur de ces nominations, et peut-être ces prix, avec André. De toute façon, il n’y a pas de bourses rattachées à ces prix ;-)
À noter que pour les bédéis causa, André ne pouvait être en nomination pour le Prix Réal-Fillion puisque ce n’est pas son premier album professionnel. Il a déjà publié Le fond aux éditions Premières lignes.
Les Shuster awards seront remis le 18 juin à Calgary et les Bédéis causa le 15 avril à Québec.
Mais ce livre, nous l’avons vraiment fait à deux. D’ailleurs, nulle part sur la couverture ou sur la page titre, il est indiqué que le scénario est de moi et que le dessin est d’André. C’est vraiment un livre Lemay-St-Georges. S’il est vrai que l’idée de départ est de moi et que c’est moi qui ai écrit le scénario et que les dessins ont été réalisés par André (heureusement car je suis vraiment nul en dessin), notre collaboration a été ponctuée de nombreux allers-retours et ce livre n’aurait pas été le même si j’avais travaillé avec un autre dessinateur.
Pour reprendre la catégorisation de Benoît Peeters sur les collaborations entre dessinateur et scénariste dans Case, planche, récit, nous nous retrouvons dans la troisième catégorie, celle de «la fréquence des échanges». La conception de l’histoire s’est faite durant de nombreux 5 à 7 lors desquels je racontais des bouts d’histoires à André et nous échangions par la suite à ce sujet. L’écriture, le lendemain, des différentes scènes profitait des commentaires échangés. Par la suite, au niveau du découpage, André me présentait ses esquisses et il les retravaillait suite à mes commentaires.
Le scénario terminé a également été réécrit suite aux commentaires éclairés d’un comité de sages composé de Marc Tessier, Mario Beaulac, Jacques Samson et Raymond Ouimet. La qualité du scénario est donc également tributaire de ces personnes.
Je tiens donc à partager l’honneur de ces nominations, et peut-être ces prix, avec André. De toute façon, il n’y a pas de bourses rattachées à ces prix ;-)
À noter que pour les bédéis causa, André ne pouvait être en nomination pour le Prix Réal-Fillion puisque ce n’est pas son premier album professionnel. Il a déjà publié Le fond aux éditions Premières lignes.
Les Shuster awards seront remis le 18 juin à Calgary et les Bédéis causa le 15 avril à Québec.
lundi 17 janvier 2011
Marc-Oliver Lavertu (1983-2011)
Marc-Olivier Lavertu était un étudiant de troisième année en bande dessinée. Lundi dernier, il a entamé sa dernière session avec le cours de synthèse, ce cours où les étudiants réalisent leur projet de fin d’étude.
Vendredi matin, nous avions rendez-vous pour retravailler son scénario.
Il ne s’est jamais présenté.
Pour une raison que j’ignore, son cœur a soudainement cessé de battre jeudi soir. Il avait 27 ans. Il s’est effondré et ne s’est jamais relevé. Les médecins seront sûrement en mesure de mettre des mots sur ce qui est arrivé. Mais cela n’expliquera rien.
J’ai eu la chance de côtoyer MarcO ces trois dernières années, et de ce que j’en connais, je suis convaincu qu’il n’a jamais eu l’intention de faire de la peine à qui que ce soit. Alors quoi ?
La leçon est dure.
Dans une salle de classe, un professeur fait face à toute sorte de visages : des ébahis, des inquiets, des suffisants, des assoiffés de connaissance, etc. Lorsque j’enseigne devant un grand groupe, j’ai l’habitude de chercher, dès le début de la session, des visages amis. Une tête sympathique doublée d’une intelligence vive. Le genre de personne que l’on peut regarder de temps en temps durant le cours afin d’aller chercher un petit regain d’énergie, un petit coup de confiance. Un sourire après un long exposé qui nous fait comprendre que l’on a bien réussi cette partie du cours. Ou bien un regard interrogateur qui nous oblige à réattaquer la matière sous un autre angle.
Marc-Olivier Lavertu était un de ceux-là.
Je suis heureux de l’avoir eu dans mon cours d’Histoire de la bande dessinée à la dernière session. Ce sera le seul cours que je lui aurai enseigné.
Mais j’avais souvent croisé Marc-Olivier dans les corridors de l’École ces deux dernières années. Il n’est pas passé inaperçu à l’ÉMI. C’est lui qui avait organisé les 24 heures BD de l’année dernière à l’Université. Il avait passé une session à Bruxelles dans le cadre de l’échange que l’on a avec l’Institut St-Luc de Bruxelles. Il a publié dans le C9 et dans le dernier Cyclope. Il était membre du Studio premières lignes avant même d’avoir terminé ses études. Et cette année, il faisait partie du Comité du Prix des étudiants. Tout cela m’avait permis d’être souvent en contact avec lui. Et j’appréciais ces rencontres. Il y avait une chaleur réconfortante dans sa voix. Il était un étudiant, mais j’étais convaincu que nos discussions allaient se poursuivre après son départ de l’ÉMI et qu’une amitié allait émaner de tout cela.
La vie ne nous en a pas laissé le temps. Et j’en suis triste aujourd’hui.
En tant que professeur, je sais très bien qu’il faut souvent répéter la même chose pour que la matière soit comprise et assimilée. Ces trois mots, «Marc-Oliver est décédé», je les entends constamment dans ma tête depuis ce jour. Dès que je ne pense à rien, je me surprends à me répéter et à me répéter ces trois mêmes mots. Comme si je ne comprenais pas. Comme si cela ne correspondait à aucune réalité. Jamais le signifiant et le signifié ne m’ont paru si éloignés. Et je crois qu’il va falloir me les répéter encore longtemps avant que j’accepte la triste réalité de ce qu’ils veulent dire.
Pour cette leçon, je suis vraiment très mauvais élève.
Merci pour tout ce que tu nous laisses, Marc-Olivier. Nous saurons nous souvenir de toi.
Marc Tessier a été très proche de MarcO depuis son arrivée à l’université. Je vous invite à lire son très touchant texte sur sa dernière rencontre avec lui. Le blogue de Marc.
Les blogues de Marco :
Son blogue
Son blogue à Bruxelles
Son blogue qu’il venait tout juste de créer pour le cours de Synthèse
Vendredi matin, nous avions rendez-vous pour retravailler son scénario.
Il ne s’est jamais présenté.
Pour une raison que j’ignore, son cœur a soudainement cessé de battre jeudi soir. Il avait 27 ans. Il s’est effondré et ne s’est jamais relevé. Les médecins seront sûrement en mesure de mettre des mots sur ce qui est arrivé. Mais cela n’expliquera rien.
J’ai eu la chance de côtoyer MarcO ces trois dernières années, et de ce que j’en connais, je suis convaincu qu’il n’a jamais eu l’intention de faire de la peine à qui que ce soit. Alors quoi ?
La leçon est dure.
Dans une salle de classe, un professeur fait face à toute sorte de visages : des ébahis, des inquiets, des suffisants, des assoiffés de connaissance, etc. Lorsque j’enseigne devant un grand groupe, j’ai l’habitude de chercher, dès le début de la session, des visages amis. Une tête sympathique doublée d’une intelligence vive. Le genre de personne que l’on peut regarder de temps en temps durant le cours afin d’aller chercher un petit regain d’énergie, un petit coup de confiance. Un sourire après un long exposé qui nous fait comprendre que l’on a bien réussi cette partie du cours. Ou bien un regard interrogateur qui nous oblige à réattaquer la matière sous un autre angle.
Marc-Olivier Lavertu était un de ceux-là.
Je suis heureux de l’avoir eu dans mon cours d’Histoire de la bande dessinée à la dernière session. Ce sera le seul cours que je lui aurai enseigné.
Mais j’avais souvent croisé Marc-Olivier dans les corridors de l’École ces deux dernières années. Il n’est pas passé inaperçu à l’ÉMI. C’est lui qui avait organisé les 24 heures BD de l’année dernière à l’Université. Il avait passé une session à Bruxelles dans le cadre de l’échange que l’on a avec l’Institut St-Luc de Bruxelles. Il a publié dans le C9 et dans le dernier Cyclope. Il était membre du Studio premières lignes avant même d’avoir terminé ses études. Et cette année, il faisait partie du Comité du Prix des étudiants. Tout cela m’avait permis d’être souvent en contact avec lui. Et j’appréciais ces rencontres. Il y avait une chaleur réconfortante dans sa voix. Il était un étudiant, mais j’étais convaincu que nos discussions allaient se poursuivre après son départ de l’ÉMI et qu’une amitié allait émaner de tout cela.
La vie ne nous en a pas laissé le temps. Et j’en suis triste aujourd’hui.
En tant que professeur, je sais très bien qu’il faut souvent répéter la même chose pour que la matière soit comprise et assimilée. Ces trois mots, «Marc-Oliver est décédé», je les entends constamment dans ma tête depuis ce jour. Dès que je ne pense à rien, je me surprends à me répéter et à me répéter ces trois mêmes mots. Comme si je ne comprenais pas. Comme si cela ne correspondait à aucune réalité. Jamais le signifiant et le signifié ne m’ont paru si éloignés. Et je crois qu’il va falloir me les répéter encore longtemps avant que j’accepte la triste réalité de ce qu’ils veulent dire.
Pour cette leçon, je suis vraiment très mauvais élève.
Merci pour tout ce que tu nous laisses, Marc-Olivier. Nous saurons nous souvenir de toi.
Marc Tessier a été très proche de MarcO depuis son arrivée à l’université. Je vous invite à lire son très touchant texte sur sa dernière rencontre avec lui. Le blogue de Marc.
Les blogues de Marco :
Son blogue
Son blogue à Bruxelles
Son blogue qu’il venait tout juste de créer pour le cours de Synthèse
mercredi 15 décembre 2010
Et ça continue !
«Pour en finir avec novembre» poursuit sa conquête des médias !
Demain, nous faisons une entrevue pour l'émission «Au pays des bulles» diffusée à Radio Centre-ville Montréal. Nous vous tiendrons au courant lorsque nous saurons la date de diffusion.
Dimanche, c'est l'émission «Bédéphilement vôtre» de CIBL qui parlera du livre.
Et pour les gens de l'Outaouais, n'oubliez pas que nous sommes en dédicaces, samedi prochain, le 18 décembre de 11h00 à 15h00 à la librairie Michabou du secteur Aylmer. Si vous n'avez pas votre exemplaire dédicacé, c'est votre dernière chance avant Noël. Et même si vous l'avez, venez faire un tour. Vous voulez acheter des livres pour Noël ? Ne les achetez pas chez Costco ou Loblaw. Venez plutôt encourager une librairie indépendante.
Sinon, l'année prochaine, nous serons au Salon du livre de l'Outaouais (24 au 27 février), au Festival de bande dessinée de Québec (13 au 17 avril), et peut-être, au Salon du livre d'Abitibi-Témiscamingue (du 26 au 29 mai).
Au plaisir de vous rencontrer !
Et en janvier, on commence à plancher sérieusement sur le prochain bouquin.
Joyeux Noël à tous !
Demain, nous faisons une entrevue pour l'émission «Au pays des bulles» diffusée à Radio Centre-ville Montréal. Nous vous tiendrons au courant lorsque nous saurons la date de diffusion.
Dimanche, c'est l'émission «Bédéphilement vôtre» de CIBL qui parlera du livre.
Et pour les gens de l'Outaouais, n'oubliez pas que nous sommes en dédicaces, samedi prochain, le 18 décembre de 11h00 à 15h00 à la librairie Michabou du secteur Aylmer. Si vous n'avez pas votre exemplaire dédicacé, c'est votre dernière chance avant Noël. Et même si vous l'avez, venez faire un tour. Vous voulez acheter des livres pour Noël ? Ne les achetez pas chez Costco ou Loblaw. Venez plutôt encourager une librairie indépendante.
Sinon, l'année prochaine, nous serons au Salon du livre de l'Outaouais (24 au 27 février), au Festival de bande dessinée de Québec (13 au 17 avril), et peut-être, au Salon du livre d'Abitibi-Témiscamingue (du 26 au 29 mai).
Au plaisir de vous rencontrer !
Et en janvier, on commence à plancher sérieusement sur le prochain bouquin.
Joyeux Noël à tous !
mardi 30 novembre 2010
C'est aujourd'hui que finit novembre

C'est aujourd'hui que finit novembre, mais «Pour en finir avec novembre» poursuit sur sa lancée.
Demain, entrevue avec Télé-Québec pour l'émission «Campus».
Vendredi, prise de photo pour Voir Ottawa-Gatineau.
Samedi, séances de dédicaces à la librairie Réflexion des Galeries de Hull. André sera présent de 11h à 16h, et moi de midi à 15h. Ne nous laissez pas seuls dans un centre d'achats, s'il-vous-plaît.
Pour les amis d'Aylmer: séance de dédicaces à la libraire Michabou, samedi le 18 décembre. De 11h à 15h.
Novembre achève et j'entrevois avec optimisme les vacances de Noël. La session n'a pas été facile. Avec la direction du département et l'enseignement de 2 cours «Atelier de scénarisation» et «Histoire de la bande dessinée», l'écriture d'un article sur les mangas et la sortie du livre, j'y arrive un peu épuisé. Et je ne parle de mes deux enfants qui ont fêté leurs cinquième et premier anniversaires ;-)
Merci à ma blonde, Rosaura, pour son support.
Au plaisir de voir rencontrer bientôt.
Crédits photo : Rosaura Guzman Clunes.
Libellés :
dédicaces,
enseignement de la bande dessinée,
novembre
samedi 13 novembre 2010
Un lecteur content
Je reproduis ici le commentaire de Marc Tessier sur sa lecture de «Pour en finir avec novembre» qu'il a posté sur facebook. Ça me fait vraiment plaisir, surtout que Marc est lui-même un scénariste de bande dessinée. J'avais d'ailleurs demandé à Marc de faire une première lecture du scénario l'année dernière.
Quant à ceux qui seraient intéressés à acheter les planches originales des pages 133, 144 ou 148, vous n'avez qu'à m'écrire et je vous mettrai en contact avec André ;-)
Même si j'avais lu le scénario un an auparavant, le livre m'a tenu en haleine du début jusqu'à la fin. J'ai adoré le montage de certaines séquences dont l'enlèvement et les pages 133, 144 et 148. Les personnages sont profonds, humains, réalistes et le découpage est ciselé et impeccable! Ça me fait penser à l'intégrité et le tons des films québécois et de l'ONF des années soixante, soixante-dix. Y'a-t-il un jeune Gilles Carle dans la salle pour transformer ce livre en film?
Merci Marc !
Quant à ceux qui seraient intéressés à acheter les planches originales des pages 133, 144 ou 148, vous n'avez qu'à m'écrire et je vous mettrai en contact avec André ;-)
Même si j'avais lu le scénario un an auparavant, le livre m'a tenu en haleine du début jusqu'à la fin. J'ai adoré le montage de certaines séquences dont l'enlèvement et les pages 133, 144 et 148. Les personnages sont profonds, humains, réalistes et le découpage est ciselé et impeccable! Ça me fait penser à l'intégrité et le tons des films québécois et de l'ONF des années soixante, soixante-dix. Y'a-t-il un jeune Gilles Carle dans la salle pour transformer ce livre en film?
Merci Marc !
jeudi 11 novembre 2010
C'est la semaine prochaine !

Le livre est maintenant en librairie ;-)
Un petit rappel pour les 2 lancements de «Pour en finir avec novembre».
Mardi prochain, le 16 novembre, aux 4 jeudis à Gatineau à 19h.
Les 50 premières personnes qui vont acheter le livre ce soir-là recevront, gratuitement, un verre de bière.
Vendredi prochain, le 19 novembre, au Salon du livre de Montréal au kiosque #400, celui des 400 coups, à 18h, un vin d'honneur est offert par l'éditeur.
Venez-nous voir et boire, un peu, avec nous!
Crédits photo : Rosaura Guzman Clunes
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