Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mercredi 15 décembre 2010

Et ça continue !

«Pour en finir avec novembre» poursuit sa conquête des médias !

Demain, nous faisons une entrevue pour l'émission «Au pays des bulles» diffusée à Radio Centre-ville Montréal. Nous vous tiendrons au courant lorsque nous saurons la date de diffusion.

Dimanche, c'est l'émission «Bédéphilement vôtre» de CIBL qui parlera du livre.

Et pour les gens de l'Outaouais, n'oubliez pas que nous sommes en dédicaces, samedi prochain, le 18 décembre de 11h00 à 15h00 à la librairie Michabou du secteur Aylmer. Si vous n'avez pas votre exemplaire dédicacé, c'est votre dernière chance avant Noël. Et même si vous l'avez, venez faire un tour. Vous voulez acheter des livres pour Noël ? Ne les achetez pas chez Costco ou Loblaw. Venez plutôt encourager une librairie indépendante.

Sinon, l'année prochaine, nous serons au Salon du livre de l'Outaouais (24 au 27 février), au Festival de bande dessinée de Québec (13 au 17 avril), et peut-être, au Salon du livre d'Abitibi-Témiscamingue (du 26 au 29 mai).

Au plaisir de vous rencontrer !

Et en janvier, on commence à plancher sérieusement sur le prochain bouquin.

Joyeux Noël à tous !

mardi 30 novembre 2010

C'est aujourd'hui que finit novembre


C'est aujourd'hui que finit novembre, mais «Pour en finir avec novembre» poursuit sur sa lancée.

Demain, entrevue avec Télé-Québec pour l'émission «Campus».

Vendredi, prise de photo pour Voir Ottawa-Gatineau.

Samedi, séances de dédicaces à la librairie Réflexion des Galeries de Hull. André sera présent de 11h à 16h, et moi de midi à 15h. Ne nous laissez pas seuls dans un centre d'achats, s'il-vous-plaît.

Pour les amis d'Aylmer: séance de dédicaces à la libraire Michabou, samedi le 18 décembre. De 11h à 15h.

Novembre achève et j'entrevois avec optimisme les vacances de Noël. La session n'a pas été facile. Avec la direction du département et l'enseignement de 2 cours «Atelier de scénarisation» et «Histoire de la bande dessinée», l'écriture d'un article sur les mangas et la sortie du livre, j'y arrive un peu épuisé. Et je ne parle de mes deux enfants qui ont fêté leurs cinquième et premier anniversaires ;-)

Merci à ma blonde, Rosaura, pour son support.

Au plaisir de voir rencontrer bientôt.

Crédits photo : Rosaura Guzman Clunes.

samedi 13 novembre 2010

Un lecteur content

Je reproduis ici le commentaire de Marc Tessier sur sa lecture de «Pour en finir avec novembre» qu'il a posté sur facebook. Ça me fait vraiment plaisir, surtout que Marc est lui-même un scénariste de bande dessinée. J'avais d'ailleurs demandé à Marc de faire une première lecture du scénario l'année dernière.

Quant à ceux qui seraient intéressés à acheter les planches originales des pages 133, 144 ou 148, vous n'avez qu'à m'écrire et je vous mettrai en contact avec André ;-)

Même si j'avais lu le scénario un an auparavant, le livre m'a tenu en haleine du début jusqu'à la fin. J'ai adoré le montage de certaines séquences dont l'enlèvement et les pages 133, 144 et 148. Les personnages sont profonds, humains, réalistes et le découpage est ciselé et impeccable! Ça me fait penser à l'intégrité et le tons des films québécois et de l'ONF des années soixante, soixante-dix. Y'a-t-il un jeune Gilles Carle dans la salle pour transformer ce livre en film?

Merci Marc !

jeudi 11 novembre 2010

C'est la semaine prochaine !



Le livre est maintenant en librairie ;-)

Un petit rappel pour les 2 lancements de «Pour en finir avec novembre».

Mardi prochain, le 16 novembre, aux 4 jeudis à Gatineau à 19h.

Les 50 premières personnes qui vont acheter le livre ce soir-là recevront, gratuitement, un verre de bière.

Vendredi prochain, le 19 novembre, au Salon du livre de Montréal au kiosque #400, celui des 400 coups, à 18h, un vin d'honneur est offert par l'éditeur.

Venez-nous voir et boire, un peu, avec nous!

Crédits photo : Rosaura Guzman Clunes

vendredi 5 novembre 2010

Merci Michel



Nous avons beaucoup aimé travailler sous la direction de Michel Viau pour ce livre. Mais cela n’a pas toujours été facile. Comparez la première version de couverture qu’il nous a envoyée avec celle qui sera en libraire mardi prochain et qui est reproduite un peu plus bas. Il nous a quand même fallu négocier quelques petits ajustements ;-)

Sans blague : un grand merci, Michel. On n'y serait pas arrivé sans toi.

mardi 2 novembre 2010

Hergé et Chris Ware





Le livre de Tristan Demers sur le voyage que Hergé a effectué au Québec est en première position du palmarès Gaspard-Le Devoir de cette semaine dans la catégorie «Essais». Ce palmarès est basé «sur une étude exhaustive et objective des ventes d'un vaste réseau de librairies. Autrement dit, il offre un véritable instantané, précis et fiable, des ventes de livres chez nous et non pas le reflet de l'activité ou des intérêts de marchands.» Dixit Le Devoir du 11 septembre dernier.

Toutes mes félicitations à Tristan. Je n’ai pas encore lu le livre, mais le travail d’édition est superbe et ce livre constitue un très bel objet. J’ai bien hâte de me plonger dans sa lecture.

Ce livre a bénéficié d’une très belle couverture médiatique et les critiques sont excellentes. Voilà qui a sûrement aidé les ventes de cet ouvrage.

Mais il y a un autre essai sur la bande dessinée qui a été publié par un auteur québécois cette année et qui n’a pas connu autant de retombées. Ce qui est déplorable. Il s’agit du Chris Ware, la bande dessinée réinventée de Jacques Samson et Benoît Peeters publié aux Impressions nouvelles. Évidemment, le sujet est moins vendeur et Ware est moins connu qu’Hergé. N’empêche que cet ouvrage devrait se retrouver dans toute bibliothèque des amateurs de bande dessinée.

Si Ware a bâti une ouvre riche et dense au fil des vingt dernières années, le travail de Samson et Peeters est d’une égale intelligence à l’oeuvre étudiée. Le livre comprend des textes de Ware, une bio-bibliographie et des micro-lectures de son œuvre. Chris Ware n’a pas créé des bandes dessinées faciles à lire, et cette incursion dans ses récits en compagnie de ces deux spécialistes est un petit bonheur.

Jacques Samson et Benoît Peeters seront présents au Salon du livre de Montréal.

Je terminerai en disant que s’il est bien que des théoriciens québécois s’intéressent à ces auteurs, il est grand temps de voir des livres sur nos auteurs québécois. C’est un projet que j’ai en cours avec les éditions Trip. À suivre, donc, comme ils disent dans les petits miquets.

vendredi 29 octobre 2010

Où l’on observe les vertus de la patience

Dans quelques jours, Pour en finir avec novembre sera en librairie. Seize années après que j’ai eu l’idée de ce récit ! C’est effectivement après la sortie du film Octobre de Pierre Falardeau, à l’automne 1994, que j’ai commencé à imaginer les destins de Luc, Jean, Mathieu et Marc. Ce n’était pas tant l’histoire qui m’avait marqué, je connaissais les événements, mais surtout de constater l’âge des membres de la Cellule Chénier. Ils avaient entre 19 et 27 ans au moment de l’enlèvement de Pierre Laporte. J’en avais moi-même 25 lors de la sortie du film. Je me suis donc amusé à m’imaginer des jeunes dans le début de la vingtaine, proches de ce que je pouvais ressentir comme émotions, exaltés par des événements trop grands pour eux.

J’ai vécu avec ces personnages quelques temps dans ma tête. Puis, j’ai écrit une première version d’un scénario quelques années plus tard, au début des années 2000. Enfin, à l’hiver 2008, lorsque j’ai pris la décision de fouiller dans mes cartons pour terminer un scénario et le faire réaliser par un dessinateur, c’est cette histoire que j’ai eu envie de retravailler.

La première version du scénario était très mauvaise. Luc visionnait le film de Falardeau en 1994, puis se remémorait les événements d’Octobre 1970. J’ai repris les personnages en dramatisant l’intrigue et en déplaçant l’action à Hull et à Gatineau, et j’ai écrit un synopsis que j’ai présenté à André au début de l’été. Il faut dire qu’en travaillant à temps plein à l’université, et avec un enfant en bas âge, ce travail ne pouvait se faire qu’à temps perdu.

André a accepté d’embarquer dans l’aventure et nous avons discuté longuement de cette histoire autour de longs 5 à 7 durant l’automne 2008. Ça c’était la partie la plus agréable. Le moment où tout se forme, le moment où on peut encore déplacer toutes les pièces sur l’échiquier. Puis j’ai écrit le scénario, le soir et les fins de semaine pendant qu’André développait graphiquement l’univers et les personnages. À Noël, nous avions la première version du scénario. Je l’ai alors envoyé à 4 experts (scénariste, spécialiste de la bd et historien) puis j’ai retravaillé le scénario lors de la session d’hiver 2009 suite à leurs commentaires.

Pendant qu’André travaillait à la réalisation durant l’été et l’automne suivants, nous avons monté un dossier que nous avons envoyé à 2 éditeurs. L’un l’a refusé parce que cela ne cadrait pas dans sa politique éditoriale et, à l’hiver 2010, Michel Viau des 400 coups acceptait de piloter le projet. Et voilà, seize ans après l’idée originale, près de trois ans après avoir débuté concrètement le projet, le livre sera enfin une réalité dans quelques jours. Et je suis impatient, même s’il ne reste que quelques jours.

Maintenant, il faut qu’André et moi, on s’arrange pour sortir notre prochain livre avant 2026 !

La semaine prochaine : je révélerai ici-même sur ce blogue, la vraie nature de Michel Viau, notre estimé directeur de production ;-)